samedi 22 juin 2024

32. SK: vers Bratislava (par le chemin des écoliers...)


 

Nous rejoignons Martin, une ville qui propose la visite du musée à ciel ouvert de 150 maisons provenant de 5 régions distinctes de Slovaquie,  

ici, une église



Vous connaissez les crécelles, instruments en bois, de fabrication artisanale, produisant un son sourd grâce au claquement de planchettes contre une roue dentée.

 Elle remplace les cloches durant les fêtes de Pâques et ici...


une super-crécelle est exposée dans l'église


mais nous venons ici surtout pour visiter un musée Rom et en apprendre d'avantage sur leur existence;


cette minorité ethnique est la plus importante en Slovaquie,  reconnue officiellement par le gouvernement

ROM a de nombreux synonymes: 
Tsiganes, 
Gitans, 
Bohémiens, 
Manouches, 
Romanichels, 
Gens du voyage
 bien que leur grande majorité est aujourd’hui sédentaire




ils ont migré d'Inde vers l'Europe
  aux XIIe et XIIIe siècle. (1322 pour la Slovaquie)

ils subvenaient à leurs besoins grâce à des emplois qui ne concurrençaient pas les autres artisans :
-traitement des feuilles de cuivre, 
-fabrication de bouilloires, 
-affûtage des couteaux, 
-collecte des vieux chiffons, 
-divination, 
-production de musique et de danse, 
-spectacles d'animaux dressés - (ours et singes). 



Les nouveaux groupes de Roms avaient des possibilités limitées de gagner leur vie, car ils n’offraient pas de production artisanale plus élaborée que les guildes locales
La mendicité était aussi une source de revenus supplémentaires. 

Il y a eu des tentatives d’assimilation au 18eme siècle  visant l'éducation et la christianisation des Roms. 

Ils ont été massivement exterminés lors de la Seconde Guerre mondiale par les nazis.(surtout Auschwitz)

À la tête de la communauté Rom se trouve un responsable, qui rend justice. 
Les sanctions pouvaient exclure le coupable du groupe mais leur infliger aussi des châtiments corporels (exceptionnellement, la peine de mort.)

De nombreux éléments archaïques persistent dans certaines communautés roms;
 par exemple acheter la mariée pour la cérémonie de mariage, et, dans certains groupes,  montrer la preuve de sa virginité. 

A l’origine, les morts étaient enterrés le jour même du décès; on brûlait ses effets personnels sur la tombe et ont continuait son chemin.
Aujourd'hui, on observe une « veille » de trois jours 
et on accorde une grande attention au lieu de repos final du défunt.

Les Roms ont les mêmes droits que les autres nationalités en Slovaquie.

Ils possèdent leur drapeau ,


leur hymne national, 



leur langue est le romani (proche du sanskrit)

Leur religion est variée : du catholicisme au protestantisme, musulmans, un peu d’hindouisme

Le pèlerinage annuel se fait aux Ste Marie de la Mer en Camargue, pour célébrer Sara la Noire

l'estimation du nombre de roms en Slovaquie se situe autour de 400 000 personnes et 10 Millions en Europe et 15 millions dans le monde.

Des périodiques romani,  de la littérature traduite en romani ont commencé à être publiés. 
La radio et la télévision slovaques diffusent des émissions spéciales sur la vie et la culture des Roms.

Ils possèdent leur théâtre , leurs écoles et facultés .
Django Reinhart était Rom,  influençant le jazz (jazz manouche)



Petit arrêt à Cicmany, 
un village caractérisé par des maisons de village peintes avec des motifs géométriques originaux






L’étape suivante est le château de Bojnice, un des plus beaux châteaux de Slovaquie.



Au 17eme siècle, il passe entre les mains de la famille Pálffy, 
qui consacre une part considérable de leur fortune à embellir le château. 



Chaque année, Colette se fume un cigare...
(en souvenir de son père décédé un 14 juin)



Le château de Bojnice ne se visite qu’avec un guide slovaque, mais aujourd’hui le château affiche une journée "Fairy Tales"  (« conte de fées ») destinée aux enfants

 une troupe de théâtre et des acteurs en costumes d’époque font vivre la tragédie du prince :
il voudrait épouser la servante, mais la reine ourdi un complot par pour déjouer cette union impossible…

on n’a rien compris littéralement, mais tout littérairement !



La visite du château se révèle moins prometteuse (question décoration et ameublement) 
que la fière allure qu’il dégage de l’extérieur.


 Une salle dorée aux plafonds incrustés de feuilles d’or 

Maquette du château

des détails originaux regorgent dans la décoration du château



autour du château un spectacle de fauconnerie se prépare

ici, un Grand Duc

Coco avec une chouette effraie





S’ensuit un repas gastronomique très sympathique  au restaurant Muzika






Direction banska stiavnica , ville minière par excellence .

Banská Štiavnica prend son essor au XIIIe siècle 
quand le roi de Hongrie fait appel à des ingénieurs allemands afin de développer l’exploitation minière.

 Entre le 13 et le 18 siècle, ses mines d’or et d’argent deviennent parmi les plus importantes d’Europe 
elles vont assurer l’essor croissant de cette ville et du royaume de Hongrie. 

de beaux bâtiments témoins de la prospérité de la ville

Le 18 siècle est l’âge d’or de la ville : les mines fournissent chaque année des kilos d’or et d’argent 
et elle devient la troisième cité de l’empire des Habsbourg. 

Elle se dote de la première grande université technique d’Europe:  l'
Académie des Mines, 

A mesure que la profondeur des galeries augmentait, l'eau souterraine s’accumulait et l
e pompage manuel, avec l’aide de chevaux, ne suffisait pas. 

Vienne veut fermer les mines; un ingénieur, Matej Hell s'y oppose et élabore un plan audacieux :
 construire des réservoirs d'eau supplémentaires autour de la ville reliés entre eux par des km de tunnels.

Le projet est rejeté par Vienne; il insiste auprès de l'Empereur qui accepte de l'aider. 

En trois ans  Hell et son fils  achèvent la construction de plusieurs réservoirs,  
sauvant ainsi l'industrie minière de la région (pour 150 ans) 


Sur la place,  

la colonne de la grande peste (1710), en souvenir des victimes  



Une autre attraction signalée dans Tripadvisor nous interpelle :  la banque de l’amour…?

Nous nous y rendons, mais...
l'endroit est fermé ! et en travaux..

et pour cause: l'an dernier il a brûlé



Explications:

Dans cette ville, en 1844, un poète local, Andrej Sladkovic, tombe éperdument amoureux de Marina.

Il lui écrit un poème d’amour de 2900 lignes (only!). 



On ne sait si les parents de Marina y ont trouvé des « fôtes d’ortografffes », 
mais 
ils obligent Marina  à épouser un riche fabricant de pains d'épices  plutôt que cet auteur désargenté !
Sady End !


l'Académie mondiale des records, rivale du Guinness, enregistre ce poème d’amour comme le plus long du monde;  Il a été traduit en français.

une ONG « Epicentre de l'amour » aménage sous la maison de Marina  une "Banque de l'amour" 
on y expose le poème et y stocke les histoires des amoureux, encouragés à venir ici en pèlerinage.

les petits tiroirs en bois  tapissent les murs


moins célèbre que le balcon de Vérone de 
Roméo et Juliette, mais le site attirait beaucoup d’amoureux 

 un « amouromètre" pour mesurer la force de ses sentiments


 
Nous partons nous poser au bord d’un des 23 lacs-réservoirs  qui entourent la ville 
et ont joué un rôle majeur dans l’exploitation minière de celle-ci.


endroit propice à une promenade en canoé





on se pose et repose...






après cette halte sereine, nous partons vers Bratislava

Mais cela fera l'objet d'un prochain post...


A+




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