mercredi 10 juillet 2024

35. HU: Budapest

Stanislas au camping, le scooter sorti , nous rejoignons Buda, la colline de Budapest



Premier stop, le Musée Houdini 



à l’âge de 4 ans, Il émigre avec sa famille aux États-Unis

à l'âge de 20 ans, il acquiert une grande notoriété médiatique lorsqu'il lance un défi à la police de Chicago :


« Chiche que je m’échappe d’une cellule de votre prison en moins de 30minutes ! »


Il y parvient en trois minutes...

(grâce à un passe-partout dissimulé dans son oesophage, 

technique apprise d’un avaleur de sabre rencontré sur les foires)


ses numéros consistent á s'échapper de cages, cadenassées, immergées,...


Houdini meurt d'une péritonite consécutive à une appendicite à l’âge de 52ans


 l’église Matyas

 François-Joseph et Sissi sont couronnés ici, avec comme disc-jockey:  Liszt (au piano)


 sachant que pendant la Seconde Guerre mondiale, Budapest allait être bombardé, les vitraux ont été démontés et cachés au sous-sol de l’église; 

une fois la guerre terminée,  les vitraux furent remis à leur place (pas dans le bon ordre)


Les tuiles vernies existaient déjà au Moyen Âge 
 elles ont été rénovées par la fabrique de Zsolnay




La Colline du château de Buda est un vrai gruyère:

 un réseau complexe de grottes et de galeries se trouve en effet dans ses entrailles. 



Lors de la seconde guerre mondiale, 

le quartier du château de Budapest abritant de nombreux bâtiments officiels,

 il devint donc important de construire un hôpital dans ce réseau souterrain à l’abri des attaques aériennes.



En février 1939, un hôpital se construit; il ouvre ses portes en 1944, équipé pour 70 lits.



Il est sous contrôle de La Croix Rouge Internationale (donc neutre) 



Frederic Born, son administrateur va sauver 15000 juifs

 en leur délivrant des documents et papiers d’identité


En 1944 les Russes assiègent Budapest occupée  par les Allemands;


pendant les 2 mois de siège, 700 blessés affluent ici tous les jours



ils sont soignés dans des conditions dramatiques…

en effet, plus d’eau = opération avec des instruments non désinfectés 

(autoclave sans eau…pas top)  =>  taux de mortalité +++

Plus de médicaments et d’antibiotiques => taux de mortalité ++++++++++


les salles sont surpeuplées, 




L'hôpital joue un nouveau rôle en 1956: 

 la révolution hongroise s’oppose aux communistes et l’hôpital souterrain accueille à nouveau de  nombreux révolutionnaires blessés.  

la révolution dure 2 semaines et se solde par un échec (sanglant !)



Par la suite, le gouvernement améliore l'hôpital pour qu'il puisse résister à une attaque biologique ou nucléaire:


ici le groupe diesel assurant la fourniture en électricité



réserves d’eau


citernes d'eau...autonomie 15 jours !


filtration de l’air entrant…


cartouches filtrantes au charbon


Le bunker est finalement abandonné car les 20 mètres de profondeur, suffisants pour les bombardements aériens,  sont insuffisants pour les bombes atomiques modernes.



Pour info, les bombes d’Hiroshima et Nagasaki

 représentaient 20 kT chacune (équivalent de 20.000 tonnes de dynamite)


Les bombes atomiques actuelles sont 1000 fois plus puissantes: 20.000 kT



modelisation: zone rouge, destruction totale
zone jaune, destruction partielle (radioactivité ++)
plus, en fonction des vents, des retombées au loin
(mais les nuages s'arrêtent à la frontière, selon les Merdias)


les douches pour décontaminer

et le gardien, compteur Geiger à la main...


Retour au camping

Nous sommes vraiment des petits joueurs !


Lendemain matin, le scooter nous emmène à la découverte de la ville


first,  le plein chez Clooney



L’Opera, et sa superbe façade





la Place des héros, la plus grande place de la capitale, aménagée en 1896, 

à l’occasion des fêtes du Millénaire, célébrant l’arrivée des Magyars dans le bassin des Carpates. 


 Au centre de la place monumentale, s’élève un obélisque de 36 m, 

du sommet duquel se tient l’archange Gabriel, tenant la couronne hongroise.


  Sous le régime communiste, la place des Héros était le lieu des rassemblements forcés.

 Lors des célébrations, les dirigeants allaient chercher, en autocar, les ouvriers des banlieues et les paysans des environs pour remplir l’immense espace… 


En revanche, l’inhumation du Premier ministre, Imre Nagy, exécuté par le régime communiste après l’insurrection de 1956, a réuni 250 000 personnes venues spontanément sur la place...




Nous passons un agréable moment au Musée des Beaux-Arts, donnant sur la place



de nombreux peintres italiens

que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre



du Jerôme Bosh, inimitable




Arrêt aux Thermes de Széchenyi,  
le plus grand complexe thermal d’Europe.

mais l'idée de se baigner dans une eau à 40 degrés alors qu'on pète de chaud...


ne nous enchante guère


retour au camping




Lendemain, premier arrêt à la synagogue de Budapest, la plus grande d’Europe

Elle peut accueillir plus de 3 000 fidèles:  les hommes au rez-de-chaussée, les femmes à l’étage 


ses deux bulbes extérieurs ressemblent à des minarets !!


elle comporte un orgue, chose impensable pour les Juifs orthodoxes de l'époque !!


 jouer de l'orgue étant proscrit les jours de Sabbat, c'est un non-juif qui s'en charge. 

Franz Liszt y a d'ailleurs déjà joué ! 



de très beaux bâtiments à Budapest:




le parlement vu de Buda






Nous partons visiter le monument des chaussures au bord du Danube


ce mémorial est dédié aux victimes juives de la Shoah à Budapest

une soixantaine de paires de chaussures en métal, scellées sur les rives du Danube

des juifs ont dû se déchausser ici avant leur exécution par le Parti des croix fléchées 

insigne des croix fléchées


un mémorial tristement émouvant...



Arrêt au Palais Gresham, un magnifique palais Art nouveau construit en 1906 pour la compagnie d’assurances britannique Gresham. 

Racheté par les Canadiens du Four Seasons, il est devenu, après rénovation, un hôtel 5-étoiles






Une petite photo, rien que pour Annick qui adore nos haltes gastronomiques…





A Budapest, on trouve de nombreux "bars en ruines"  à la limite du squat, fréquentés par une population issue de tous les milieux. 


une cour avec accès á des bars, ambiance 68, peace and love


Nous nous inscrivons pour la visite du Parlement Hongrois



 le bâtiment a fait l'objet d'une compétition publique 


c'est l’ingénieur Steindl qui gagne et le construit en 17 ans


il décède d’un AVC,  2 mois avant son achèvement 




le Parlement comprend deux ailes en miroir, 

l'une réservée aux députés (il n’y a qu’une chambre en Hongrie), l'autre aux touristes 



96 m de hauteur, coiffé d'une coupole




L'intérieur du Parlement est richement orné et la visite guidée  commence par l'escalier d'honneur, 



aux murs 88 statues en Pyrogranit (cuisson après  peinture) créées par Zsolnay (Pecs)


chaque métier est représenté (ici un charpentier)



 la salle de la coupole abrite l'ensemble des emblèmes royaux de Hongrie : 

-la Sainte Couronne à la croix penchée, 

-le sceptre, 

-le globe du royaume

-l'épée

gardés par 2 gardes armés (sabre)



Enfin, la salle des 200 députés, avec leur pupitre de vote équipés de 4 boutons:

 oui / non / je m'abstiens /je demande la parole



 avec un président de séance  au centre et des sténographes (derrière les rideaux)



sur les appuis de fenêtre, des porte-cigares

 »


statue de Franz L...


En fin d’après-midi, Colette opte pour du shopping

 pendant que Bernard va visiter au 60 boulevard Andrassy, le Musée de la terreur, initié par Viktor Orban



La Hongrie a eu double dose question horreur… 


-D’abord les croix fléchées, organe nazi hongrois,  avec les exactions contre les juifs entre 44 et 45

(cf. Episode des chaussures au bord du Danube) 

et envoi de centaines de milliers d’hongrois vers les camps de la mort.


-Ensuite le régime de terreur communiste avec ses arrestations arbitraires, ses déportations, son goulag, ses tortures pouvant durer des semaines suivies d’exécutions) 

 1 famille hongroise sur 3 a été victime de ces exactions.





Le soulèvement hongrois de 1956 (écrasé par les tanks russes) a entrainé 26000 emprisonnement


lors de l'insurrection, les drapeaux étaient amputés de l'étoile communiste



Au sous-sol, des cellules :

certaines où l’on ne pouvait se tenir debout, d’autres accroupi dans de l’eau glacée, 

ou encore dans l’obscurité, parfois sans ventilation, 

 

Empêcher de dormir, se laver, sous-nutrition, interrogatoires de nuit, tortures a l’électricité, brulure a la cigarette jusqu’a l’obtention d’aveux


je vous épargne les photos, sinistres et glauques


dans le hall d'entrée, un des 1500 chars russes entrés dans Budapest pour mater l'insurrection




Dimanche matin, nous rejoignons les termes Ruda au bord du Danube 
pour profiter d'un dernier moment de détente avant de quitter Budapest

les bains historiques turcs 


 la piscine 


l'aile bien-être qui comporte plusieurs petits bassins thermaux


un bains à bulles panoramique de plein air, avec vue somptueuse sur le Danube 


et le solarium  qui invite avec ses chaises longues à lézarder 



la décoration des termes est  originaire des usines Zsolnay de Pecs





Nous partons pour la Boucle du Danube, au Nord de Budapest

et ce fera l'objet d'un nouveau post... 


3 commentaires:

  1. Merci de nous partager votre voyage et ces belles photos !!!!
    et également de nous éviter les horreurs .....
    continuez bien !!! bisous

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